J’ai un peu mal à l’estomac depuis la nuit passée, et je ne me sens vraiment pas bien ce matin. Je me traîne hors du lit pour le départ à 5.30 – ce matin, nous devions visiter une école, ce que j’attends avec impatience.
L’école élémentaire de Hiwane compte 1400 élèves. Le Club sanitaire a préparé une pièce pour l’assemblée, plus une autre, spéciale, en anglais, à notre intention. Les enfants rient et s’amusent, mais je peux dire que le message sur les sanitaires est pris au sérieux. Le bureau du Club sanitaire est une sorte de hutte en boue, construite à l’extrémité du reste de l’école. Il est agréable de s’asseoir un instant à l’abri du soleil. Serge pose quelques questions à la classe. Il est clair que les messages relatifs aux sanitaires et à l’hygiène que le club diffuse avec dynamisme ont réellement un impact. Ils ont parfois du mal à convaincre les parents, qui semblent toutefois se laisser persuader une fois qu’ils réalisent les résultats.
Mais il n’y a pas que le Club sanitaire qui transmet des messages sur l’hygiène. La première classe (6 et 7 ans) nous chante sa chanson sanitaire et lorsque nous leur demandons ‘qui se lave les mains avant de manger ?’, et d’autres choses similaires, tous ont la main levée.
L’instituteur Guddi qui s’occupe du Club sanitaire (24 ans seulement, comme moi, et il est instituteur depuis 7 ans !) nous explique le mal qu’il se donne pour cette tâche. Après l’école, il rend visite à des familles pour propager directement le message. Il dit qu’il rencontre une certaine résistance, mais que les gens réalisent vite l’importance du message. L’école est aussi beaucoup plus fréquentée depuis l’installation du point d’eau : il y a 300 à 400 élèves en plus.
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